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[ARCHIVE] [PV Leana - Shéhérazade] Thérapie ou perte de temps ?

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Ven 12 Mai - 19:42

Thérapie ou perte de temps ?
En retard... Ou pas ?

Leana courait. Elle ne savait pas si elle était en avance ou en retard, son téléphone l’avait lâchée un peu plus tôt dans la journée. Elle cherchait désespérément les bâtiments médicaux depuis un bon moment déjà. Elle avait rapidement regardé sur le plan qui se trouvait sur son portable, mais… Enfin, pas d’heure, pas de plan, cette batterie de smartphone était en train de lui pourrir sa journée. Elle finit cependant par trouver le bâtiment en question. Elle entra, chercha le nom de la personne avec qui elle avait rendez-vous. D… D… Domeny ! C’était ça ! Elle avança devant la porte où un petit écriteau annonçait, en plus du nom de la psychologue, la mention “Sonnez, puis entrez.” Elle sonna, puis entra.

Elle s’assit ensuite dans la salle d’attente. Elle était essoufflée, son coeur battait vite sous l’effet du stress et de l’effort. Les pires scénarios possibles s'enchaînaient dans sa tête, du plus anodin au plus terrible. Peut-être était-elle tellement en retard que le suivant était déjà en consultation ? Peut-être la psy l’attendait-elle, énervée qu’elle soit en retard pour sa première visite ? Peut-être était-elle déjà partie ? Peut-être lui refuserait-elle dorénavant tout rendez-vous ? Les autres scénarios étaient bien moins réalistes, et elle avait conscience que ce n’était pas elle qui les imaginait, mais sa maladie. Elle murmura les paroles de cette chanson qui la calmait. En vérité, il n’y avait que très peu de chances que madame Domeny veuille l’assassiner pendant la séance et soit en train de préparer ce qu’il lui fallait pour ça. Peu de chances qu’elle vérifie d’éventuels micros posés pour enregistrer tout ce qu’elle raconterait. Peu de chances qu’elle prépare une caméra cachée derrière un miroir sans fond...

Elle soupira. La rousse ne se supportait plus. Il était temps que certaines choses sortent, qu’elle se libère… Mais elle savait qu’elle ne pourrait jamais complètement être libre de tout ça. Mais son psychiatre lui avait recommandé, plusieurs années auparavant, de se faire suivre par un psychologue, en plus du traitement qu’il lui avait donné. Elle ignorait comment il était possible qu’elle ait elle même accepté que sa maladie existait. Les symptômes comportaient, normalement, le fait de penser sincèrement toutes ces idées comme étant réelles. C’était peut-être grâce au traitement ? Elle sortit machinalement son téléphone pour regarder l’heure. Toujours éteint, toujours pas de batterie. Etait-elle entrée depuis dix secondes ou dix minutes ? Elle respirait encore rapidement, mais son coeur avait ralenti un peu…

Il ne restait plus qu’à attendre patiemment et espérer que tout irait bien… Cette dernière partie n’était pas son fort.

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Leana Lao
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Dim 14 Mai - 1:02
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La libérer des chaînes

hé, tu m'entends? Réveille-toi. Regarde-moi.
SHEHERAZADE
LEANA
La nuit change l'or brillant en gris. Cauchemars à répétition. L'aurore est là.


Six heures trente-trois du matin. Pfouf, pfupfu, wop ! wop ! Footing matinal. Pfouf, pfupfu, wop ! wop ! Pfoup. Il n'y a pas âme qui vive pour le moment à Ethiareal ; les étudiants dorment encore du sommeil du juste. Pfouf, pfupfu, wop ! wop ! Trente minutes de course pour une Madame-tout-le-monde. Je décide de m'arrêter au niveau d'un banc et m'étire les jambes. Il va encore faire chaud aujourd'hui. Et une journée de plus à rester derrière un bureau. Mes pensées se focalisent sur Kaine qui ne doit pas encore être arrivé à l'établissement ... il faudra que je passe le voir lorsque la matinée sera plus avancée. Soupir de bonheur. Bon et ces étirements Shéhé, tu ne crois pas que tu exagères à traînasser comme tu le fais ?

Pfouf, pfupfu, wop ! wop !


Robe chemise en jean cintrée et ceinturée à manches courtes. Bottines camel à talons. Il faut vraiment que je range ce bureau. Mes doigts frôlent le mobilier, l'effleurant du bout des doigts. Vernis violine. Tiens d'ailleurs, on dirait que les femmes de ménage ont touché à des choses que je ne voulais pas que l'on déplace. Légèrement contrariée, je remets le pot de fleur à sa place et me tourne vers la fenêtre pour observer. Ce n'est que le début de l'année, mais j'ai le sentiment que les jeunes ont plus de mal à venir me voir : ils s'ouvrent moins aux adultes, ne veulent pas exposer leurs soucis. Pourtant je suis là pour ça, moi. Umh. Questionnements. Ou alors c'est mon travail qui n'est pas bon ? Non vraiment, c'est étrange. Ne soyons pas défaitiste mais j'ai l'étrange sentiment qu'un malaise se développe dans cette société ... décadente. Comme la vie est faite. Plissement des yeux lorsqu'ils communient avec l'astre solaire. Faites en sorte que la journée soit bonne, Seigneur.

« Je me demande si ... »

Réflexion. Non. Coeur qui manque un battement. Je viens caresser la surface de la vitre et incline légèrement la tête. Non.

DELING. DELING. DELING. DELING.

Sursaut. La sonnerie. Quatorze heures trente-sept. Reprenant lentement mes esprits, je tourne la tête et pose le regard sur mon carnet de rendez-vous posé au-devant du bureau. Léana Lio. Jamais entendu parler. Je fais un peu de place, prends une grande respiration et me dirige vers la porte. Sept minutes de retard. Enfin après, ce n'est pas comme si j'étais ... très occupée. En bonne professionnelle, j'ajuste mes habits et hésite quelques secondes avant de resserrer la main sur la poignée. C'est perturbant. C'est comme si toute la joie s'en était allée d'un trait. Passons outre. Allez Shéhé, à toi de jouer maintenant : arbore ton air le plus naturel.

La porte s'ouvre lentement tandis que je la bloque et passe la tête dans l'entrebâillement pour vérifier qu'il y a bien quelqu'un et que ce n'était pas une blague d'un des étudiants de cette année. Oh. Elle semble pensive. N'osant rien dire, je reste à l'observer : on dirait bien qu'elle n'a pas vu que je venais d'ouvrir la porte, là, juste à l'instant. La demoiselle sort son téléphone puis semble en attendre quelque chose. « Léana ? » ma voix se fait la plus douce possible. Je ne connais pas cette enfant, mais j'ai le sentiment qu'il va falloir redoubler d'attention. Je sors sur le seuil de la porte, l'ouvrant totalement et m'avance pour lui tendre la main, comme on le fait convenablement entre deux adultes qui se saluent, que ce soit pour la première ou par habitude. « Je suis Shéhérazade Domeny, psychologue ; enchantée de faire ta connaissance. » il convient lorsque l'on travaille avec des adolescents de ne pas forcément employer le vouvoiement, ça a souvent tendance à leur faire comprendre que ... je ne veux pas être supérieure en quoi que ce soit. A tort ou à raison, mais peu importe pour l'heure. Les mettre mal à l'aise n'est pas du tout dans mes projets et encore moins celle qui se dresse devant moi. Stressée. Il n'en faut pas plus pour que je l'intime à entrer dans le bureau, la laissant bien entendu y pénétrer la première. « Mets-toi à l'aise, installe-toi sur l'un de ces canapés et nous commencerons lorsque tu le désireras. » il ne faut jamais ô grand jamais forcer la main : ça aura plus tendance à occasionner des blocages qu'autre chose. Je l'imagine méfiante, forcément peu encline à me délivrer le mal qui la ronge. Mais la méfiance est mère dominante lorsque l'on est psychologue : l'autre aura toujours peur que l'on cherche à violer sa vie privée. Je n'utilise que les informations que le patient veut bien me communiquer. Toujours.
 
Je m'installe sur le canapé qu'elle n'occupe pas, histoire de lui faire face et me rends compte que j'ai oublié quelque chose : préparer un verre d'eau. Mais en même temps, je ne la connais pas assez et ne puis donc pas m'avancer sur ses préférences en matière de liquide. Umh. Je n'attends qu'un geste d'elle pour lancer la discussion lentement. « Qu'est-ce qui t'amène ici, Léana ? » ma voix ne se fait ni pressante ni mielleuse : elle est juste posée et tranquille. Souriante et détendue, je ne prends volontairement pas tout de suite le petit calepin pour noter les informations, ne voulant pas forcément lui rappeler qu'elle se trouve dans une zone potentiellement anxiogène et souhaitant la mettre assez rapidement à l'aise.
© ASHLING POUR EPICODE


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Dim 14 Mai - 11:35

Thérapie ou perte de temps ?
Anxiété et paranoïa

Leana sursauta en entendant son prénom. Depuis combien de temps était-elle là ? Elle n’avait pas entendu ni vu la porte s’ouvrir. Elle détestait ça, et normalement, elle ne se laissait pas surprendre. Elle prit une inspiration en se levant et fit face à la personne qui l’avait appelée. La jeune femme se présenta tout en s’approchant, la main tendue vers elle. Un peu de concentration. Non, ça n’était pas un mouvement agressif. Rester calme. Elle l’avait tutoyée… Son hésitation fut visible, mais elle serra néanmoins la main tendue vers elle. Elle était tendue, elle savait que cette madame Domeny le sentait sûrement. Mais il n’était pas question de se laisser intimider. L’ennemi, ce n’était pas la psychologue… C’était elle-même.

“Enchantée…” répondit-elle simplement, d’une voix plus claire qu’elle n’avait osé l’espérer. Parfait. Elle se contrôlait.

“Mets-toi à l’aise, installe-toi sur l’un de ces canapés et nous commencerons lorsque tu le désireras.”

Elle se força à mettre de côté toutes les idées qui lui étaient passées par la tête pendant l’attente. Rien de tout ça ne semblait pouvoir logiquement arriver. Rationnellement… Penser Rationnellement… Elle prit une nouvelle inspiration et entra dans la pièce, perdant le moins longtemps possible Shéhérazade de vue. Elle observa un peu l’environnement. En un tour de tête, elle savait où se placer, de sorte à voir facilement son interlocutrice et tout endroit dont pourrait venir une personne tierce.

“Qu’est-ce qui t’amène ici, Léana ?”

Elle réfléchit. Longuement. Comment aborder tout cela ? La maladie ? Elle avait probablement déjà remarqué ce point là. Citer des évidences ne l’aiderait pas. Sa cicatrice ? Pas comme ça, pas dans le vide. Mais c’était une piste. Alors qu’elle réfléchissait à une façon de commencer, une minute passa. Une longue minute pendant laquelle chaque “tic” de l’horloge qui se trouvait dans la salle résonnait. Son coeur accéléra. Domeny attendait. Elle ne pouvait pas la faire attendre beaucoup plus longtemps. Il fallait qu’elle donne une réponse.

“Je… Je me permets de rappeler que vous êtes tenue au secret et que personne ne doit jamais savoir ce que je vous dirai…” Commença-t-elle finalement. Bravo, Leana. Pourquoi pas encore un peu plus agressive ? Elle soupira intérieurement, tentant de reprendre le contrôle qu’elle pensait avoir un peu plus tôt. Elle caressa la longue cicatrice, comme pour la soulager. Elle regardait régulièrement vers la gauche et la droite, avant de se poser sur Shéhérazade. Elle dégageait quelque chose d’assez apaisant, malgré certaines maladresses… Et elle n’avait aucun mal à l’imaginer entonner cet air qui la calmait.

“Hm… Excusez-moi, je suis un peu tendue… Mais vous comprendrez aisément que ce soit difficile pour moi dès que je vous aurai expliqué.”

Elle planta son regard violet dans celui de la psychologue et s’éclaircit la voix. Elle devait se résigner. Être déterminée. Il fallait que ça sorte…

“... J’ai tué mon père.”

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Leana Lao
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