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[ARCHIVE] Sexual Healing ft Shéhérazade A. Domeny




Ven 19 Mai - 1:23
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Dans la salle d’attente, la chaleur semble être conservée. L’orientation de la pièce, ainsi que son manque d’aération doivent y être pour beaucoup. Au centre, le dos droit et le menton haut, tu sièges dans l’une de ces chaises au bois vieillot qui ne semble faites que pour craquer et geindre. Les jambes enserrées dans une paire de bas noirs en nylon, aux motifs aussi fleurit que variés et dans des escarpins sombre d’une élégance toute calculée.

Calculée pour quoi ? Pour qui ? Le mystère restera entier pour tout le monde sauf pour toi, Célestine. Laissant pendre ton escarpin droit au bout de ton pieds, le talon se balançant dans l’air trop lourd, tes yeux sont portés sur ton téléphone que tu martèles avec beaucoup trop d’entrain et de bonne volonté. Tes épaules sont tendues, tes sourcils froncés et comme toujours dans ces moments ou le stress t’ébranle, tu pousses ta joue de la pointe de ta langue pour t’empêcher de te mordiller les lèvres.  Lèvres peintes d’un violet presque translucide, se mariant avec douceur à l’améthyste de son regard.

Il est aisé de trouver le maquillage, les vêtements, le comportement pour être bien accordé lorsqu’on a de l’argent.  Un coach, de quoi se payer des vêtements et du maquillage varié et surtout hors de prix et le désir d’apprendre. Voilà tout ce que ça demande. Marcher en talon n’est un problème que pour les pauvres. C’est comme ça que tu as toujours vu la chose.

Tu soupires en relevant tes pupilles sur l’horloge, action stupide vu que ton portable indique fort bien l’heure également, puis revient vérifier justement sur l’appareil. Un sourire en coin déforme ton visage angélique, y glissant un léger replis alors que ta voix langoureuse laisse échapper un simple « Elle est en retard. »

Une nouvelle série de claquement plus tard, te voilà sur l’application de l’école à observer ce que le journal peut bien dire. Surtout la partie portant sur les rumeurs. Il y a de tout là-dessus, de tout. Pas sur le journal officiel, bien entendu, mais caché là ou on ne regarde pas on papote et on échange des idées. Des histoires de profs ayant tripoté des élèves, de garçon qui trompe sa copine, de fille vierge mais pas tant que ça… ou inversement. Et tu y vas avec délectation, régulièrement. Trois fois par jour minimum, quand tu n’as pas le courage d’y aller plus. Matin, midi et soir.

Une bonne reine est au courant de ce qui se déroule dans son royaume.
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Ven 19 Mai - 3:55
pure aphonie

cette fois c'est sûr, ce visage est un masque.

SHEHERAZADE
CELESTINE

Être au bureau à six heures dix, oui c'est possible.
Enfin là, je suis surtout dans le salon du personnel, en vérité.

Citron. Clous de girofle. Cannelle. Miel

« Faire bouillir l’équivalent d’une grande tasse d’eau. Plonger dans l’eau sept clous de girofle et un ou deux bâtons de cannelle. Ajouter le jus de deux citrons pressés en grattant aussi la pulpe blanche avec une cuillère. Laisser macérer en couvrant avec une assiette pendant dix minutes. Filtrer le tout avec une passoire et sucrer éventuellement, par exemple en ajoutant une cuillerée de miel, avant de boire. »

Lentement, je porte la tasse à mes lippes. La réunion entre midi et deux risque d'être plus qu'éprouvante, surtout qu'il faut que je prenne la parole.Soupir. Sans doute une réaction allergique au pollen. Non, je n'ai pas le nez qui coule ni même les yeux qui piquent. Mieux vaut peut-être ne pas en savoir la cause. Bon et puis de toute façon le résultat reste le même, allergie ou non : me voilà réduite à chuchoter. Qu'est-ce que ça fait mal quand je déglutis. Il faudrait peut-être que je pense à en parler à Engjel. Je lui demanderai ce soir en rentrant du travail. Les étudiants vont devoir tendre l'oreille. D'ailleurs, ce n'est pas très raisonnable d'aller travailler dans cet état. Non, mon bien-être passe bien après celui de mes petites têtes blondes. Et puis avec la boisson que je viens de concocter ça devrait passer. Forcément. Qu'est-ce qu'il fait froid. Frisson.

« Bien le bonjour, mademoiselle Domeny ; passez une bonne journée ! »

Sourire et rapide geste amical de la main entre deux gorgées.
Ethiareal, petit havre de paix.


Parfum ─ le célébrissime Luna de Nina Ricci ─. Maquillage léger — crème de jour, fond de teint, correcteur, anti-cerne, ombre à paupières, eyeliner, blush, mascara, gloss et vernis —. La redingote noire à col rond se superpose à une petite robe droite blanche qui s'arrête juste au-dessus du genou. Les escarpins quant eux sont fins aux extrémités ouvertes. Maigre foulard violet plum noué autour du cou, de manière à former un noeud sur le côté gauche. Autant lier l'utile à l'agréable.

La gorge me lance atrocement. Une petite grimace déforme mon tendre minois tandis que je pose un dossier sur le bureau. La réunion n'a en effet pas été de tout repos et je peine à comprendre comment je peux encore me tenir ici. Frisson. J'ajuste le morceau de tissu entourant ma gorge et viens me placer derrière le bureau, plongeant le nez dans des dossiers importants. Quatre élèves sont passés ce matin entre huit heures et onze heures trente. Normalement le quota devrait être à peu prés similaire cet après-midi. Alexis. William. Aymeric. Kadidja. Célestine. Cinq patients donc, dont deux habitués. Je tourne lascivement les pages de l'agenda, me versant une énième tasse d'infusion en même temps. Célestine. Un cas assez particulier en soi, d'autant plus que sa réputation n'est plus à faire au sein de l'établissement. Ce sont les douleurs qu'elle ressent qui l'ont poussées à prendre rendez-vous avec moi. Des impressions de douleur. D'une main distraite, je viens fouiller dans le premier tiroir du bureau, en ressortant une fine paire de lunettes. Voilà, ça devrait être mieux maintenant. Princesse Célestine.Plissement des yeux.

Le temps passe et impossible d'aller fumer durant la pause : ma gorge ne me le permet pas. Pourtant, il faut vraiment que je fume, je suis à bout.

Je craque et me décide à y aller aux alentours de dix-sept heures quarante-trois, entre deux rendez-vous donc. Juste avant de m'entretenir avec demoiselle de Mésanger. Posée dans un coin reculé du bâtiment, je tente de tirer sur la cigarette, en vain, la toux me rappelant toujours à mon bon souvenir. Cauchemar. « Kof kof » des larmes m'inondent les yeux à force de réitérations. Arrêtons le massacre maintenant. « Kof kof » regard sur le cadran de la montre. Dix-huit heures deux. Dix-huit heures deux, déjà ?Mais en fait je suis en retard ! Dans la précipitation, j'écrase la clope sous mon escarpin droit et me précipite à l'autre bout du bâtiment, cheveux et redingote au vent. Respiration d'asthmatique due aux cloisons enflées. Lorsque j'arrive en haut des escaliers, je comprends qu'il est trop tard : elle est déjà là ─ je reconnaîtrais son parfum entre mille ─. Bon. Dix-huit heures cinq. Je reprends mon souffle l'espace de quelques secondes et marche plus paisiblement vers la salle. Oui enfin, l'illusion que tout va bien va très vite se volatiliser avec la voix de revenant que je me tape.

Quand j'arrive devant la porte du cabinet, je prends une grande inspiration et pose la main sur la poignée pour ensuite la pousser. Elle est encore et toujours sur son portable. Chuchotements. « Bonjour Célestine. Je te prie de m'excuser du retard, je suis descendue pour prendre une petite pause et de toute évidence le temps est vite passé. » eh bien vas-y, force bien sur ta voix avec ces explications dont elle se fout certainement. Mon regard se stoppe pourtant brutalement sur l'apparence générale qu'elle a adoptée aujourd'hui. C'est plutôt inhabituel de sa part et assez peu approprié pour l'établissement ─ je ne peux m'empêcher de me revoir quelques années auparavant à travers certains de ses traits ─. Rouge à lèvres violet. Escarpins campés de talons fins. Peut-être avait-elle un rendez-vous galant avant de venir ici ? Perplexité non-affichée. Pour autant, je ne dis rien et me contente de sortir la clef pour entrer dans le bureau, lui proposant ma main au passage. Oui, il est important de faire preuve de politesse. Je lui intime ensuite gentiment de pénétrer la pièce ─ de laquelle ressort une très agréable mais légère fragrance de cerise ─ d'un geste de la menotte passive, entrant à sa suite. « Désolée encore, mais je pense qu'aujourd'hui nous devrons principalement nous contenter de relaxation parce que comme tu l'auras sans doute remarqué j'ai une petite extinction de voix. » et c'est peu dire. Petit rire nerveux.

Comme d'habitude, je l'invite à s'installer sur l'un des deux canapés. Pendant ce temps, je retire ma veste pour venir la placer sur le porte manteau situé à l'entrée du bureau, du côté gauche, soit derrière la porte et en profite pour discrètement remonter la monture de lunettes violine qui a un peu glissé. « Alors, comment te sens-tu depuis notre dernière entrevue ; dis-moi ? » dos à elle, je grimace, douleur lancinante me brûlant le gosier. Quelle fournaise. Il faut que je rafraîchisse tout ça et- « Désires-tu quelque chose à boire, d'ailleurs, avant que nous ne commencions ? » sans même attendre sa réponse, je marche jusqu'au bureau et commence à me servir une tasse d'infusion. « Hum ? T- » je crois que j'ai atteint mon maximum de mots en quelques minutes. Lorsque j'essaie d'entamer une autre phrase, même en me faisant un peu violence, la voix ne sort plus du tout. Bon ... on termine bien la journée et on dirait que demain sera un jour de congé maladie.

© ASHLING POUR EPICODE



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Shéhérazade A. Domeny
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Ven 19 Mai - 19:29
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Sexual Healing;
ft. Shéhérazade;


Lorsque les talons de la jeune femme se firent entendre dans le couloir –Oui, vient un temps ou n’importe qui peut identifier une personne au son de sa démarche s’il le veut vraiment – l’on put te voir te raidir et te redresser, comme prise d’un soudain élan de panique. Déglutissant tu passas alors la main dans tes cheveux afin d’y mettre un peu d’ordre, utilisant le reflet de ton écran tactile comme un miroir pour vérifier que ton maquillage était bel et bien impeccable –il l’était, tout comme ton magnifique visage. La splendeur avait un visage. Un visage aux cheveux pastel.  
Soupir.

Tu essayes de te calmer,  de te contrôler. Tu as un plan paramétré et millimétré. Rien ne pourrait te dévier de ta tâche et de ton but. Tu te réinstalles au fond de ton siège, tirant légèrement sur ta jupe plissée sombre afin d’en remonter le bord au-dessus de la moitié de tes cuisses, dévoilant la limitation en dentelle de tes bas.  Ne pas laisser voir de peau, simplement voir le potentiel. Millimétré jusqu’au bout.  

« Bonjour Célestine. Je te prie de m'excuser du retard, je suis descendue pour prendre une petite pause et de toute évidence le temps est vite passé. »

Elle parle en chuchotant et tu relèves les yeux de ton portable –sur lequel tu ne faisais absolument rien à part taper des lettres au hasard sans véritable but. L’illusion d’intérêt est aussi efficace que l’intérêt lui-même- pour l’observer, intriguée. Ta bouche s’entrouvre et tu l’observes dans ce qui te semble être deux éternités.  Si ce n’est trois. Tes pensées se mélangent, se pourfendent, se confondent un instant et très rapidement, la jeune femme pleine de verve et d’assurance laisse place à cette demoiselle aux cheveux pastels et aux joues hautement rosies qui regarde sa psychologue des pieds à la tête comme une œuvre d’Art personnifiée. Elle est si belle. Tu te racles la gorge, rangeant ton téléphone dans ton sac à main pour te lever avec un sourire radieux. Le tout n’aura finalement pas pris plus de quelques secondes, mais le temps te presse.

« Si vous ne fumiez pas, vous pourriez guérir plus rapidement, mademoiselle. »

Elle ne semble pas accrocher tes jambes. Tant pis. Tu te lèves, les talons de tes chaussures claquant sur le sol avec l’assurance d’un coup de fouet, te propulsant debout sans la moindre hésitation.  L’odeur de cigarette ne suffit pas à amenuiser celui de son odeur et de son parfum, quelque chose de bon marché à ce qu’il te semble. Tu fronces la narine droite, songeant à lui faire parvenir un parfum créé pour elle de Venise, par les parfumeurs de ta mère. Quelque chose aux allures de Salvadore Dali et aux fragrances à faire tourner de jalousie les plus célèbres Chanel.  Parfum sucrée pour une douceur exotique.

D’une inclination légère de la tête, d’un sourire poli, tu passes devant elle en ramenant tes cheveux par-dessus ton épaule droite. Un parfum couteux se déploie autour de toi, toi qui a pris soin –comme tous les jours, ceci dit- de parfumer tes cheveux autant que la ligne entre tes seins, tes poignets ainsi que ta gorge. Tu approches des fauteuils en cuir pour y déposer ton sac, détachant ta veste mi-longue blanche immaculée pour la plier dans tes bras et la déposer près de la petite besace mauve.  Sans attendre plus longtemps, tu virevoltes sur toi-même pour te diriger presque immédiatement vers le divan. La vérité derrière cet engouement, cette impatience, résidait dans le stress seul. Tu ne savais pas comment t’y prendre. Comment lui parler. Et puis elle est si belle.

« Un thé, parfumé comme il vous plaira. Je vous fais confiance, vous savez choisir un thé. »

Petite pause. Tu as honte. C’était un bien piètre compliment.

« Je vais plutôt bien. Je crois avoir eu moins de crises que la semaine passée. Je n’ai pleuré que cinq fois et il ne me semble pas av… ah si, je n’ai hurlé qu’une fois dans mon sommeil. »

Elle récite en revenant vers son sac à main, sortant un petit carnet de cuir –un agenda, à en juger par la date noté en lettres d’or sur la première de couverture- pour feuilleter avec douceur les pages, lisant avec attention en déposant son auguste fessier sur l’accoudoir le plus proche dans un chuintement fort peu élégant par rapport à la petite princesse en robe blanches, bas noirs et escarpins aux rebords marqués d’un triple M.  Elle pianote d’un index impatient l’agenda en haussant un sourcil fin et sans aucun doute épilé avec soin.

« Et vous, vous êtes certaine d’aller bien ? Vous voulez peut-être lire mes notes malgré tout ? »

Elle lui tend l’agenda, se penchant très légèrement en avant avec une grâce particulière –on sent l’ancienne cavalière, la danseuse forcenée et la gymnaste à contrecœur – dans le but à peine voilé de lui offrir une vue sur les bords de dentelle de son soutien-gorge. Encore faudrait-il qu’elle le comprenne, ceci dit.



© nemoe sur epicode


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